Préparons-nous !
L’Egypte c’est donc un pays à cheval sur l’Afrique et l’Asie qui est bordé par deux mers (la mer Méditerranée et la mer Rouge qui sont reliées entre elles par le canal de Suez). Bordé par ailleurs par quatre pays : la Lybie, le Soudan, Israël et la Palestine (bande de Gaza).
Le Sinaï qui se trouve de de l’autre côté du canal de Suez est la partie asiatique de l’Egypte.
Ses plus de cent millions d’habitants (dix fois plus que le Belgique) font de l’Egypte un des pays les plus peuplés d’Afrique .
En fait l’Egypte c’est le Sahara traversé par un fleuve qui en fait toute la richesse et toute l’Histoire. La plus grande partie de la population se retrouve d’ailleurs rassemblée de part et d’autres du fleuve et de son delta.
Le Nil qui vient du Soudan se jette dans la Méditerranée à Alexandrie après être notamment passé par Assouan, Louxor et Le Caire. Nous visiterons ces trois villes tandis que Ouafaâ et Yves prolongeront leur séjour de 3 jours à Alexandrie.
Durant toute son histoire l’Egypte a été marquée par les crues annuelles du Nil : Eliott vous expliquera que ces crues sont les larmes de chagrin d’Isis pour Osiris lorsqu’il fut tué par leur frère Seth.
Une autre explication voudrait que ce soit la très importante mousson sur les hauts plateaux éthiopiens qui provoque ces inondations. Elles ont lieu chaque été et étaient donc prévisibles sauf leur date exacte et leur importance. Et elles ont fait toute la richesse de la vallée du Nil puisqu’une fois par an le Nil débordait et déposait un limon très fertile jusque loin sur les rives.
Tout cela a changé dans la fin des années soixante avec la construction d’un énorme barrage à Assouan chargé de réguler le débit du Nil et de produire de l’électricité. On considère que c’est le plus grand barrage au monde : presque 4 km de long et 1 km d’épaisseur.
Tout ce que la civilisation égyptienne nous a laissé se trouve sur les bords du Nil. La construction de ce barrage allait donc inonder toute une série de temples au sud d’Assouan dont le temple de Philae et le fameux temple d’Abou Simbel (voir la photo ci-dessous). La communauté internationale s’en est émue : d’énormes fonds ont été rassemblés par l’Unesco pour sauver au moins ces deux sites qu’on a déplacés avant qu’ils ne soient inondés. Les autres ont disparu à jamais.